Posté2 octobre 2026 dansENTRETENIR SA PISCINEparThomas LOUBAT

Une piscine au sel s’hiverne comme une autre – à cinq détails près. Mais ces cinq détails-là coûtent cher quand on les rate : une cellule d’électrolyse à remplacer, c’est plusieurs centaines d’euros.
Cette page ne reprend donc pas les étapes générales de l’hivernage, que vous trouverez dans notre calendrier d’hivernage et notre guide de l’hivernage passif. Elle traite uniquement de ce qui est spécifique au traitement au sel.

C’est la première chose à savoir, et elle surprend souvent : on coupe l’électrolyse dès que l’eau descend sous 15 °C environ, bien avant de fermer la piscine.
En dessous de ce seuil, la production de chlore chute fortement et la cellule s’entartre plus vite, sans produire grand-chose en échange. Vous usez votre électrolyseur pour rien.
Conséquence pratique : entre l’arrêt de l’électrolyseur et la fermeture du bassin, il y a souvent deux à trois semaines pendant lesquelles votre eau n’est plus désinfectée automatiquement. Sur cette période, prenez le relais manuellement jusqu’au traitement choc de fin de saison.
Cette règle vaut aussi en hivernage actif. Garder la filtration ne veut pas dire garder l’électrolyse. La pompe tourne, l’électrolyseur reste éteint.
Ne laissez jamais la cellule dans le circuit pendant l’hiver.
Le protocole :
La raison principale de ce démontage : une cellule laissée dans un circuit contenant un produit d’hivernage concentré peut voir son revêtement attaqué. Et une cellule qui gèle avec de l’eau à l’intérieur peut se fissurer.
C’est pourquoi nous vous recommandons systématiquement d’installer votre électrolyseur en utilisant un kit by-pass. Créer une dérivation du circuit hydraulique facilite énormément les opérations de maintenance, comme l’hivernage ou le remplacement de la cellule.
Le coffret électronique, lui, reste en place mais alimentation coupée. Vérifiez simplement qu’il n’est pas exposé aux projections d’eau ni à la condensation – un local technique fermé hermétiquement est plus humide qu’un local ventilé.
Sans cuivre, sans métaux lourds. C’est non négociable sur un bassin au sel.
Les algicides à base de cuivre réagissent mal en présence de chlorures et peuvent laisser sur un liner des taches vert-bleu pratiquement indélébiles. Le risque est le même sur une coque claire.
Cherchez la mention « compatible électrolyse au sel » ou « sans cuivre » sur l’étiquette. En cas de doute, la fiche technique du produit indique sa composition – c’est cinq minutes de vérification contre un liner marqué à vie.
Erreur classique, et coûteuse en pure perte.
Le sel ne s’évapore pas et ne se consomme pas. Il reste dans l’eau, hiver comme été. Le taux ne baisse que par dilution – pluie, apports d’eau, vidange partielle – ou par entraînement lors des contre-lavages.
Donc : aucun ajout à l’automne. Le contrôle du taux se fait au printemps, une fois la cellule remontée et le niveau d’eau stabilisé. C’est à ce moment-là que vous ajusterez, généralement autour de 3 à 5 g/L selon les préconisations de votre appareil.
Le gel menace toutes les piscines de la même façon. La corrosion, elle, est spécifique aux bassins au sel – et elle travaille précisément quand l’eau ne circule plus.
Ce qu’il faut vérifier avant de fermer :
Cette vérification annuelle n’est pas une formalité : sur un bassin au sel de plus de cinq ans, c’est elle qui repère les problèmes avant qu’ils ne deviennent des réparations.
L’idée circule beaucoup : « mon eau est salée, elle gèle moins ». C’est vrai physiquement, mais l’effet est négligeable.
À la concentration d’une piscine – autour de 4 g/L, contre 35 g/L pour l’eau de mer – le point de congélation baisse d’environ 0,25 °C. Autant dire rien. Votre eau gèle à peu près à la même température que celle du voisin.
Les protections restent donc exactement les mêmes : vidange des circuits, gizzmos, bouchons, flotteurs. Rien de ce que vous feriez sur une piscine au chlore ne devient facultatif parce que l’eau est salée.

Remontez la cellule propre et sèche, remettez le circuit en eau, puis attendez que l’eau repasse au-dessus de 15 °C avant de relancer l’électrolyse. Redémarrer trop tôt reproduit exactement le problème de l’automne : usure sans production.
Contrôlez ensuite le taux de sel – après un hiver pluvieux, il aura baissé – et ajustez. Le reste du redémarrage est détaillé dans notre guide de remise en eau.
Apportez-la démontée, avec la référence de votre appareil. Nos conseillers Cash Piscines vous diront en quelques minutes si un détartrage suffit ou si les plaques sont en fin de vie – et si un remplacement s’impose, novembre est le bon mois pour le commander, pas avril.
Précisez aussi la marque de votre électrolyseur : les préconisations de température et de taux de sel varient d’un fabricant à l’autre, et c’est la notice qui fait foi.